Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 00:54

ette journée a été déclarée religieuse par le Grand Rabbinat d´Israël, qui a institué pour cette occasion un office particulier, le soir et le matin suivi tant en diaspora qu´en Israël. Le service du matin comprend le Hallel et une Haftarah (Isaïe 10 :32 ; 11 :12) sans les bénédictions d´usage. Le rabbinat a également suspendu toute fête tombant ce jour là, les prières de pénitence (Tahanoun) ainsi que les restrictions liées au deuil du Omer..
Soutenus par Shlomo Goren rabbin des armées d´Israël et par le mouvement des kibboutzîm religieux, de nombreux fidèles ont eu le sentiment que la réponse du Grand Rabbinat n´était pas appropriée, aussi beaucoup récitent-ils les prières d´accompagnement ainsi que la bénédiction « shè-hèchèyanou (qui nous a maintenus en vie jusqu´à ce jour.) comme pour chaque fête.
Les ultra orthodoxes ont réagi de manières diverses ; si le mouvement « Agoudat Israël » accepte de facto le caractère profane de cette journée comme fête nationale, tout en s´abstenant soigneusement de lui donner une expression religieuse, le groupe antisioniste « Nétouré karta » l´a proclamé jour de deuil et de lamentation.
Le point de vue halakhique s´exprime dans un « responsum » de Rabbi Meshoullam Rath, éminent dirigeant en matière de Halakha. Il écrit :
« Il n´y a pas l´ombre d´un doute que c´est un devoir religieux que de célébrer cette journée qui commémore le miracle de notre délivrance et de notre libération. Toutes les autorités s´accordent á considérer que dans le cas d´un miracle qui concerne l´ensemble du peuple juif, ce que cet événement constitue très certainement, le Hallel soit être récité entièrement avec sa bénédiction et l´éloge des défunts, l´interdiction du jeûne étant de mise. Cependant, en ce qui concerne la récitation de la bénédiction du Hallel, je ne peux pas prendre une décision pour les générations à venir car cela serait une innovation après un intervalle de 2000 ans. C´est pourquoi j´ai besoin de l´accord préalable des autorités rabbiniques dirigeantes. De la même façon la récitation du « shè.hèchayanou » se justifie d´un point de vue halakhique mais elle ne saurait être imposée. Quiconque le souhaite est sans nul doute autorisé à le réciter. La personne pour laquelle l´anniversaire de l´Etat représente une occasion de joie authentique et d´allégresse non seulement peut mais doit prononcer la bénédiction. » (Kol messvasser N° 21, p :68)
En Israël, le jour précédant Yom Ha-Atsmaout est célébré comme jour du souvenir (Yom ha-Zikkaron), pour évoquer la mémoires des soldats israéliens tombés au front.
Les prières de Yizkor (souvenir) y compris le Qaddish, sont récitées ce jour là et les familles se rendent dans les cimetières militaires. A la maison des bougies du souvenir sont allumées et dans de nombreuses communautés, on lit également le Psaume 9 sur la mort du fils.

http://www.migdal.org.il/annonce/jerusalem.php#maou





Par Dav
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